samedi 10 novembre 2007

Bientôt l'automne et l'automne, j'aime pas

         Une vielle note que j'ai retrouvée sur mon blog
Il faudra vous en contenter car en ce moment avec le changement récent de traitement (passage de Risperdal 1 mg à Abilify 10mg), je n’ai plus tellement envie de raconter mes hospitalisations et ma maladie. Je suis dans l’espoir d’une amélioration encore plus sensible.
En tout cas, quelque chose est en train de changer et le texte ci- après appartient bel et bien au passé /


"Les jours qui se font ronger par les deux bouts comme  une banane pourrie…
Le froid … et aussi l’anniversaire de la mort de mon père.
Une sorte de mélancolie que les romantiques du XIXéme aimaient à cultiver.
Pourtant, si je regarde ma vie, elle est plutôt chouette.
Je crois même que si on me l’avait décrite il y a 20 ans, j’aurai signé tout de suite.
Aujourd’hui, j’ai pratiquement tout ce qu’un homme normal peut désirer. Une santé plutôt en voie d’amélioration, une femme que j’aime depuis toujours et que j’admire réellement, un Loulou encore mieux, des amis attentifs, un bon confort matériel et un pouvoir d’achat qui me permet de ne travailler que 4 jours par semaine… Oui, j’ai tout ce qu’un homme normal peut désirer.
Mais voila, le problème c’est que souvent je crois que je ne suis pas un « homme normal ».
Des choses de l’ordre du spirituel et surtout de l’artistique me manquent.
Pour moi, il est facile de mettre cela sur le compte de ma maladie et sur l’émoussement que provoquent les médicaments qui permettent de la soigner. "

 Oui, c’est vrai que tout est plus difficile à cause de la pesanteur et de l’inertie qu’ils entraînent.
Mais finalement, ce petit vide dans mon sentiment d’achèvement n’est pas si mauvais que cela car il me permet d’avoir encore (malgré certaines apparences blasées) des désirs et des envies. 
Petit à petit, j’arrive quand même à tendre vers les idéaux que j’ai dans la tête. 
Bien sur, il y a des baisses de régime et même parfois des retours en arrière mais, en m’y attelant un peu, les choses évoluent finalement dans un sens qui me plait bien. 
Et comme me le disait le Dr Marguerite Pelletier, le médecin du travail: « Vous êtes un battant !»