mardi 20 décembre 2011

Laissons le Dragon dans les oubliettes.

Je me demande si ce que j’attribue souvent trop facilement à la schizophrénie n’est pas en fait le lot de tout un chacun. Il n’y a pas que pour moi que les relations humaines sont difficiles. Je sais depuis le début qu'il ne faut pas que je me présente en disant : «  Je suis schizophrène ». C’est trop négatif et stigmatisant et aussi, une trop belle excuse pour ne pas bouger ma carcasse.

A Rocheplane,  la psychologue du service avait comparé ma maladie à un Dragon.
Aujourd’hui, le monstre est enchaîné dans les douves du château.
Oublions-le là maintenant qu'il est dompté et vivons le présent … tout simplement. 

Fuck la Life ! Elle passe déjà bien trop vite !

J’avais, quand j’étais jeune, un coté "frontal" et je voulais changer le monde.

Mais ce n'est pas la société qui s'adapte à l'individu, il ma fallu  des années pour le comprendre mais juste le contraire. Je l'ai appris à mes dépends. 

Aujourd'hui, je louvoie entre les obstacles, au jour le jour. Et finalement, j'avance bien plus vite qu'à l'époque. Changer le monde est impossible et cela n'a pas d'intérêt.

Il est préférable de bien analyser cette société pour en tirer un profit maximum, même si, la crise aidant, il n'y a plus beaucoup à gratter ! 

vendredi 4 novembre 2011

Ne pas se laisser aller #RBNP3

J'exprime dans cette vidéo, quelques principes que j'applique quotidiennement  contre la sinistrose ambiante et surtout contre la maladie.


schizo morning par Schizophrenia20six

L'évolution de la maladie et l'état actuelle de notre société vont de pair.
Pourtant, dans ce monde en crise, j'ai choisi de ne pas me laisser aller ...

Je reste désespérément optimiste, même si je sais, qu'à tout moment, le ciel risque bien de nous tomber sur la gueule

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lundi 17 octobre 2011

Le circuit de la récompense vu sous l'angle dopaminique


On sait que la schizophrénie est liée à une dérégulation de la dopamine dans le cerveau.
Il apparaît dans cette vidéo les risques de maladie psychotique liés à la prise de stupéfiants et autres substances stimulantes.


vendredi 20 mai 2011

Schizophrénie: "Dopamine & Etrangeté"



Le circuit de la récompense :
Toujours dans le but de comprendre la schizophrénie qui m'a touché à l'age de 21 ans et le processus du dérèglement dopaminique lié à cette pathologie.

vendredi 29 avril 2011

La schizophrénie et les troubles bipolaires



La schizophrénie et les troubles bipolaires, Ridha Joober, M.D., Ph.D. (questions/réponses)

Le Douglas est un institut situé à Montréal (Canada), affilié à l'Université McGill, qui soigne les personnes souffrant de maladies mentales et leur offre espoir et guérison. Ses équipes de spécialistes et chercheurs font constamment évoluer les connaissances scientifiques, les intègrent aux soins offerts à leurs patients et les partagent avec la communauté pour la sensibiliser et éliminer les préjugés entourant la maladie mentale.

mercredi 16 mars 2011

Amaigrissement : Permission

Discussion avec une jolie infirmière brune et le Dr Perrin. Nous évoquons mon état de santé physique, pas mauvais du tout. 
Le moral, lui par contre laisse à désirer, principalement à cause de cette patiente dont l'état mental se dégrade de jour en jour et qui (me) pose de réels problèmes (et à l'ensemble du service nutrition-addictologie).
Nous évoquons aussi les problèmes du nucléaire japonais et l'angoisse que cela provoque chez moi, mais aussi sur mes deux interlocutrices.
Le medecin m'autorise une permission de 14:30 à 18:30 en me demandant de réfléchir et de choisir entre la poursuite de la cure ou son arrêt.

Je passe donc ce mercredi après-midi à la maison avec ma petite famille.



Ça fait du bien !!!

Mais, finalement, à 18 heures,  je rentre à  Rocheplane le soleil dans la tête et le sourire aux lèvres. 

samedi 12 mars 2011

La maman du schizophrène (première partie)

J’avais expliqué, ce mardi, la grande introspection personnelle entamée depuis mon hospitalisation au centre de Rocheplane, ce grand manque affectif que je ressentais jeune adulte et finalement la schizophrénie qui s’en est suivie.

J’en avais bien sur identifié quelques causes externes comme notre déménagement en Savoie à St Jean de Maurienne à l’âge de 9 ans, en 1972, qui fut pour moi une grande souffrance psychologique, la deuxième, en intensité, dans ma vie, après la mort de papa (qui surviendra beaucoup plus tard, heureusement).

Un père absent ou semblant l’être (ce qui revient finalement pratiquement au même) et une mère hyper protectrice sont la deuxième cause identifiée.

D’aussi loin que je m’en souvienne, ma mère m’a toujours présenté le monde extérieur au cocon familial comme dangereux, voir toxique.

Mes parents n’ont jamais valorisé ni félicité leurs enfants quand ces derniers réussissaient quelque chose dans la vie. Cela était "la moindre des choses".
Ma mère tellement handicapée des sentiments  (certainement parce que son père est décédé lorsqu’elle avait 6 ans) ne nous a jamais manifesté le moindre encouragement autrement que par  le biais matériel (ce qui était facile étant donné le travail acharné de papa qui l’éloignait souvent de la maison).

Elle régnait sur son petit monde en gentil despote nous évitant toute tache liée aux contraintes extérieures ……..


 A suivre.

mercredi 9 mars 2011

« Analyse » et « Amaigrissement » :

Je sais aujourd’hui que je ne réglerai ce problème de poids que par une immense introspection personnelle.

Hier matin, un atelier psychologique m’a fait remettre le doigt où ça fait mal.


Le sur-poids ne m’apparait plus forcement comme  les conséquences de la prise de médicaments pour lutter contre la schizophrénie mais comme  l’expression d’un malaise plus profond et certainement  postérieur aux épisodes délirants.


Analyser les états compulsifs qui m’ont toujours caractérisé, en trouver leurs causes dans mon enfance et le moyen d’y remédier, même s’il est cognitif ou comportemental, ne sera pas facile mais c’est fondamental pour ma cicatrisation et, du même coup, ma perte de poids.

Le médecin et la psychologue m’avaient expliqué dès le premier jour de mon hospitalisation, qu’au centre de Rocheplane, la relaxation qu’on y pratique, parce qu’elle est basée sur l’hypnose et qu’elle  peut induire des rechutes psychotiques, m’était interdite.

Il me faut donc trouver d’autres ressources.



samedi 5 mars 2011

Weekend à Rocheplane

Nous sommes samedi matin à Rocheplane. Repos de 2 jours. Les enfants et Bilbo ne viendront  pas ce weekend  car ils sont montés, hier soir, chez mes beaux-parents pour une semaine de ski bien méritée.
Ça risque d’être un peu long mais  contrairement à d’autres hospitalisations, j’ai ici mon netbook avec une bonne connexion Wifi, de la musique et surtout un moral d’enfer (!!!).
En plus, il fait grand beau et le jardin de l’hôpital, bien qu’au milieu des cités nouvelles de Saint Martin d’Hères, n’est pas désagréable avec ses petits bancs et ses allées bétonnées.

Il fut un temps, pas si lointain, où le centre de Rocheplane (ancien sanatorium), se situait en montagne, sur le plateau des Petites Roches, contrefort du massif de la Chartreuse.


 Il a été réinstallé dans l’agglomération  grenobloise en 2008. Du coup, il est très moderne et bien plus facile d’accès. J’ai trouvé un site qui fait référence à cette époque.
Mon beau-père avait été hospitalisé là-haut,  suite à une grosse opération cardiaque, il y a une dizaine d’années, mais je n'y suis jamais monté.

mercredi 2 mars 2011

Courbatures et Fringale matinales !!!!

Après une première journée de sport  (aquagym, 30 minutes de vélo), atelier psychologique et réunion d’éducation nutritionnelle, je croyais que j’allais dormir comme un bébé.

Tu parles !

J'ai eu du mal à trouver le sommeil (endormi vers minuit et demi) et réveillé à cinq heures moins dix.

Courbatures et Fringale !!!!

Alors, j"écoute Gainsbourg ... 20 ans déjà !


lundi 28 février 2011

Amaigrissement : 1er jour


Nous sommes arrivés un peu avant 14 heures à l'hôpital de Rocheplane, avec Bilbo.

Le passage au bureau des entrées a été rapide. Puis, ce fut l’accueil dans le service (sympathique et presque un peu trop maternant) par une infirmière du service. J'ai la chance d'avoir une chambre seul, dès mon admission. 

Premier interview, règlement intérieur, planning des réjouissances   et visite de l'hôpital avec cette même infirmière (balnéo, piscine, salle de sport, de gym, cafétéria, salle de soins, kiné, atelier de peinture .... etc. etc.). C'est chouette ! 

Mot de passe pour le wifi, branchement du téléphone (comme je ne la regarde jamais, je n'ai pas pris la télé).

Départ de Bilbo … un peu dur pour moi. Mais dans la foulée, discussion de plus d’une heure avec le médecin qui me suivra ici, Madame PERRIN. 
Premier contact très agréable. On verra par la suite …

Il est déjà 16 :30.

Cloppe ….

Petite balade dans le jardin.

L’endroit est plutôt classieux et moderne.
Des citées neuves tout autour. 

J’essaie le Wifi : pas trop de problème, sauf pour mon site fétiche, phreadz (et merde !)

Discussion avec mes beaux-parents puis mon beau-frère, Vincent, via Skype.

Puis avec Bilbo et les enfants.. C’est bon la technologie !

Repas avec les autres patients (plutôt accueillants).
Soirée tranquille à bidouiller ce blog.



Au mur de ma chambre, cette phrase : 
"Le monde soupire vers moi dans un rythme, long, et m'apporte l'indifférence et la tranquillité de ce qui ne meurt pas." (Albert Camus, L'envers et L'Endroit - Entre oui et non)


Il est 22: 56 et je file fumer une tige sur la terrasse du service.



vendredi 25 février 2011

Schizophrénie: "Cicatrisation" & "amaigrissement"

Quand je suis tombé malade pour la première fois en 1985, je pesais 72 kilos.

Pendant plus de 25 ans, les neuroleptiques, qui, certes, m’ont permis de m’en sortir, m’ont aussi fait prendre du poids (plus de 40 kg). Une certaine sédentarisation et nonchalance, liés à ce traitement médicamenteux et inhérente à la maladie elle-même, y sont aussi pour quelque chose.
Sur le chemin de la « cicatrisation » du syndrome psychotique, le sur-poids était la prochaine chose à régler.

J’ai, plusieurs fois, entrepris des régimes, de manière empirique, souvent, et plus récemment (2009) avec Weight Watchers.

J’ai eu des résultats puisque je suis arrivé à redescendre à 102 Kg  avec cette dernière méthode. Mais un sentiment de frustration et quelques problèmes d’ordre familial ont eu raison de cet amaigrissement.

En octobre dernier, une endocrinologue m’a parlé d’un programme de remise en forme dans le cadre de l’’hopital de Rocheplane à St Martin d’Hères (pas loin de la maison).
Nous y avons donc fait une demande de prise en charge et elle a été acceptée.

Je rentre donc lundi prochain, le 28 février, dans le service du Dr PERRIN pour un séjour de 6 semaines.


Bientôt vous ne toucherez plus le ventre du petit Bouddha !
( Twitter : #rbnp3 )


dimanche 6 février 2011

La Stratégie du choc de Naomi Klein ( Bande Annonce ) :



De l'utilisation des techniques de la psychiatrie 
à une société toute entière,
le film dans sa version intégrale est (ici)





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