mercredi 16 mars 2011

Amaigrissement : Permission

Discussion avec une jolie infirmière brune et le Dr Perrin. Nous évoquons mon état de santé physique, pas mauvais du tout. 
Le moral, lui par contre laisse à désirer, principalement à cause de cette patiente dont l'état mental se dégrade de jour en jour et qui (me) pose de réels problèmes (et à l'ensemble du service nutrition-addictologie).
Nous évoquons aussi les problèmes du nucléaire japonais et l'angoisse que cela provoque chez moi, mais aussi sur mes deux interlocutrices.
Le medecin m'autorise une permission de 14:30 à 18:30 en me demandant de réfléchir et de choisir entre la poursuite de la cure ou son arrêt.

Je passe donc ce mercredi après-midi à la maison avec ma petite famille.



Ça fait du bien !!!

Mais, finalement, à 18 heures,  je rentre à  Rocheplane le soleil dans la tête et le sourire aux lèvres. 

samedi 12 mars 2011

La maman du schizophrène (première partie)

J’avais expliqué, ce mardi, la grande introspection personnelle entamée depuis mon hospitalisation au centre de Rocheplane, ce grand manque affectif que je ressentais jeune adulte et finalement la schizophrénie qui s’en est suivie.

J’en avais bien sur identifié quelques causes externes comme notre déménagement en Savoie à St Jean de Maurienne à l’âge de 9 ans, en 1972, qui fut pour moi une grande souffrance psychologique, la deuxième, en intensité, dans ma vie, après la mort de papa (qui surviendra beaucoup plus tard, heureusement).

Un père absent ou semblant l’être (ce qui revient finalement pratiquement au même) et une mère hyper protectrice sont la deuxième cause identifiée.

D’aussi loin que je m’en souvienne, ma mère m’a toujours présenté le monde extérieur au cocon familial comme dangereux, voir toxique.

Mes parents n’ont jamais valorisé ni félicité leurs enfants quand ces derniers réussissaient quelque chose dans la vie. Cela était "la moindre des choses".
Ma mère tellement handicapée des sentiments  (certainement parce que son père est décédé lorsqu’elle avait 6 ans) ne nous a jamais manifesté le moindre encouragement autrement que par  le biais matériel (ce qui était facile étant donné le travail acharné de papa qui l’éloignait souvent de la maison).

Elle régnait sur son petit monde en gentil despote nous évitant toute tache liée aux contraintes extérieures ……..


 A suivre.

mercredi 9 mars 2011

« Analyse » et « Amaigrissement » :

Je sais aujourd’hui que je ne réglerai ce problème de poids que par une immense introspection personnelle.

Hier matin, un atelier psychologique m’a fait remettre le doigt où ça fait mal.


Le sur-poids ne m’apparait plus forcement comme  les conséquences de la prise de médicaments pour lutter contre la schizophrénie mais comme  l’expression d’un malaise plus profond et certainement  postérieur aux épisodes délirants.


Analyser les états compulsifs qui m’ont toujours caractérisé, en trouver leurs causes dans mon enfance et le moyen d’y remédier, même s’il est cognitif ou comportemental, ne sera pas facile mais c’est fondamental pour ma cicatrisation et, du même coup, ma perte de poids.

Le médecin et la psychologue m’avaient expliqué dès le premier jour de mon hospitalisation, qu’au centre de Rocheplane, la relaxation qu’on y pratique, parce qu’elle est basée sur l’hypnose et qu’elle  peut induire des rechutes psychotiques, m’était interdite.

Il me faut donc trouver d’autres ressources.



samedi 5 mars 2011

Weekend à Rocheplane

Nous sommes samedi matin à Rocheplane. Repos de 2 jours. Les enfants et Bilbo ne viendront  pas ce weekend  car ils sont montés, hier soir, chez mes beaux-parents pour une semaine de ski bien méritée.
Ça risque d’être un peu long mais  contrairement à d’autres hospitalisations, j’ai ici mon netbook avec une bonne connexion Wifi, de la musique et surtout un moral d’enfer (!!!).
En plus, il fait grand beau et le jardin de l’hôpital, bien qu’au milieu des cités nouvelles de Saint Martin d’Hères, n’est pas désagréable avec ses petits bancs et ses allées bétonnées.

Il fut un temps, pas si lointain, où le centre de Rocheplane (ancien sanatorium), se situait en montagne, sur le plateau des Petites Roches, contrefort du massif de la Chartreuse.


 Il a été réinstallé dans l’agglomération  grenobloise en 2008. Du coup, il est très moderne et bien plus facile d’accès. J’ai trouvé un site qui fait référence à cette époque.
Mon beau-père avait été hospitalisé là-haut,  suite à une grosse opération cardiaque, il y a une dizaine d’années, mais je n'y suis jamais monté.

mercredi 2 mars 2011

Courbatures et Fringale matinales !!!!

Après une première journée de sport  (aquagym, 30 minutes de vélo), atelier psychologique et réunion d’éducation nutritionnelle, je croyais que j’allais dormir comme un bébé.

Tu parles !

J'ai eu du mal à trouver le sommeil (endormi vers minuit et demi) et réveillé à cinq heures moins dix.

Courbatures et Fringale !!!!

Alors, j"écoute Gainsbourg ... 20 ans déjà !