mardi 20 décembre 2011

Laissons le Dragon dans les oubliettes.


Je me demande si ce que j’attribue souvent trop facilement à la schizophrénie n’est pas en fait le lot de tout un chacun. Il n’y a pas que pour moi que les relations humaines et sont difficiles. J’ai aujourd’hui la conviction qu’il ne me faut plus me présenter en disant : «  Je suis schizophrène ». C’est trop négatif et, aussi, une trop belle excuse pour ne pas bouger ma carcasse.

A Rocheplane,  la psychologue du service avait comparé cette maladie à un Dragon.
Aujourd’hui, le monstre est enchaîné dans les douves du château.
Oublions-le là et vivons le présent … tout simplement. 


Fuck la Life ! Elle passe déjà bien trop vite !


J’avais, quand j’étais jeune, un coté "frontal" et je voulais changer le monde.
Mais la société ne s'adapte pas à l'individu, il faut bien le comprendre. 

Je l'ai appris à mes dépends. 


Aujourd'hui, je louvoie entre les obstacles, au jour le jour. Et finalement, j'avance bien plus vite qu'à l'époque. Changer le monde, c’est impossible et ça n'a pas d'intérêt.
Il est préférable de bien analyser cette société pour en tirer un profit maximum, même si, la crise aidant, il n'y a plus beaucoup à gratter !