jeudi 2 janvier 2014

2014

2014 sera une putain d'année parce qu'elle marquera, pour moi, l'arrêt des neuroleptiques.  
Ceci n'est pas une résolution. Les résolutions nous focalisent sur nos défauts et nous empêchent le passage à l'acte, celui du changement. Les résolutions nous enkystent dans ce que nous voulons modifier.

Quand j'avais 21 ans, il y a 30 ans, les psychiatres m'ont étiqueté schizophrène. J'ai vécu avec cette stigmatisation si longtemps qu'aujourd'hui, j'ai l'impression d'avoir toujours été un malade mental. 
Pourtant, quand je dresse le bilan provisoire de ma vie, je m’aperçois que je l'ai menée de main de maître. Les seuls cotés obscures de mon existence sont ceux liés à ce diagnostique sans appel.

Que je sois schizophrène, ou pas ... finalement, quelle importance ?

Cette vie, c'est la mienne. Je n'ai que trop laissé des tiers décider ce qui était bon, ou pas, pour moi. C'est dans la peur de la rechute que ma vie a été organisée. Cette maladie est celle de la crainte, celle de l'hypothèse défavorable. Et ça, c'est assez stupide. Je ne veux plus vivre dans la peur !
J'ai encore plein de choses à faire (avec les enfants notamment), je ne peux, ne veux plus me laisser diriger par cette crainte. Les "gardes fous" que sont les médicaments et la psychiatrie (par définition) sont devenus la plus contraignante des prisons.

Cette année, je fais péter les barreaux, je m'évade de ce carcan, les chaines sont trop lourdes !

Tant pis si c'est une connerie ... au moins j'aurai essayé. Et puis, mon psychiatre le Docteur SECHIER sera là pour m'aider au sevrage.



05-03-2014 - Dr SECHIER Philippe

M. Goirand va bien actuellement, il a repris contact avec le Docteur PERRIN pour soutien psychothérapique sur le plan cognitiviste avec le projet de se sevrer progressivement du traitement antipsychotique préventif.

Actuellement, il est asymptotomatique en ce qui concerne la pathologie schizophrénique, par contre, il est vrai que la réduction posologique même progressive peut rouvrir la porte à un nouvel accès aigu de la maladie.

Nous discutons avec lui de quels symptômes seraient des sonnettes d'alarme et devrait l'amener à consulter au plus vite.